Trois cents soixante cinq jours, c'était le nombre où elle me disait ne jamais s'ennuyer. Une vie palpitante, formé de fêtes, d'amants à tout vents, d'anguilles de bulles de champagne remontant le verre pour éclater en feux d'artifices, de voyages, de rires et copinage formel ou pas, au selon des soirées finissant sous le drapé du voisin ou au grain des discussions laissant l'aube faire son bonhomme de chemin.
Son sourire rayonnait quand ses amours se faisaient récits épiques, jonché de romanesque et de bouton d'amour. Ses yeux se plissaient de façon coquine à la lecture de ses lèvres racontant ses dessous de lit qu'elle aimait tant, et quand de nouvelles expériences s'allongeaient au menu, le moindre détail m'était conté. La dessus, aucunes avarices ne venait pointer son nez ! Ni sur le restes d'ailleurs, sa générosité de parole allait de paire avec la confiance qu'elle se donnait en étalant ses frasques. Vous auriez pu l'écouter des heures durant, sans jamais vous lasser ; elle avait la vie d'un livre déjà lu, bien connu, mais si agréable à feuilleter.
Il y avait tout autant de chapitre que de rousseurs sur le haut de ses joues. Les compter aurait été fastidieux, mieux valait juste repérer les endroits qu'il vous plaisait à entendre. Sur la droite, j'y avais posé ses délicatesses, de ses souvenirs d'enfances à ses horizons parcouru sur d'autres continents. À gauche, la densité était plus malicieuse, laissant paraître toutes ses histoires de mains aux fesses, de sexes retroussés et de fontaines bullées accompagnant les soirées de têtes oubliées. Le plus intéressant à mon goût était le parcours de son nez. Entre ses yeux commençait l'innocence, puis à descendre plus bas, on y rencontrait les amours déchus, ceux qu'elle avait quittée ou qui l'avait larguée. Il y avait de très belles histoires à lire dedans, pas si nombreuse qu'elle pouvait le dire, mais chacune décrivait quelle femme elle était.
Un clapotement d'eau la faisait rire, une inconsistance faisait moudre son agacement, l'importance de savoir que demain n'était pas fait composait la mélodie de sa vie. Belle, elle l'était, intelligente aussi ; et tous ceci, sa conscience en prenait partie et aiguillait ses choix de chaque matins. Elle avançait plus qu'elle ne marchait.
En cela qu'il y avait un grain flou au bout, le dernier visible au bas du nez. Il était difficile à percevoir mais à si reprendre à deux fois, on ne voyait plus que celui-ci faisant presque sa loi sur le reste de ses camarades. Je ne pouvais m'empêcher de lui grattez du doigt ce petit mystérieux oublié du marque page. J'ai toujours joué de la maladresse faussement improvisé dans ses moment là, mais ses yeux rougit par le picotement crée me faisait arrêter. J'y ai réfléchit des semaines et des mois, et chaque grattement de ma part remettait sur la table la buée et les larmes retenues de ses pupilles. J'avais était stupide de ne pas le voir plus tôt, c'était le seul qui était départagé, dans son coin, seul. Tout seul.
Le solitaire finissait le tracé de ses amours partagés, se cachant sous la multitude des grains volages, pétillants, marchant en groupe pour mieux arborer leurs avantages. Ils occultaient un manque, pavanant fièrement les milles et une nuits dans les bras de chacun, dans les verres de tous, dans les horizons d'aucuns. Alors elle me racontait son voyage à la campagne, sa soirée avec untel, ses lectures théorisantes et surtout, immanquablement, sa préférence à vivre comme elle l'entendait, de par elle-même avec elle-même. Les chapitres consentis à l'avance, tout allait pour le mieux. Soit-disant.
Quand elle me demandait de mes nouvelles, je préférais faire concis, de ma vie, il était trop simple de compter le nombre de grains, et même si régulièrement je m'en découvre un nouveau, il n'ont pas la même couleur que les siens.